Mipes Ile-de-France

  Ma mipes en quelques mots
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Urgence sociale

Dispositif du plan hivernal

novembre 2009

Les dispositifs d’accueil d’urgence

Le plan hivernal 2008-2009 : Une mobilisation sans précédent

DRASS Ile-de-France - Service Lutte contre les Exclusions

Chaque hiver en Ile de France, des milliers de personnes sont accueillis en centres d’hébergement d’urgence. Pour faire face aux demandes de plus en plus nombreuses, des places supplémentaires, plus que d’ordinaire, ont été mobilisés dès le début de l’hiver 2008-2009. Ce renforcement a permis d’avoir un niveau bas des demandes non satisfaites par manque de place dans la région et ce malgré des tensions sur le dispositif apparues dès décembre 2008 dans certains départements, la rigueur de l’hiver et des taux d’occupation particulièrement élevés durant toute la période. C’est ainsi qu’au sortir de l’hiver, certains centres sont restés ouverts plus longtemps et ce dans toute la région.

Un dispositif toujours en tension malgré d’importantes hausses de capacités

Le dispositif d’hébergement francilien comptait, au 06 octobre 2008, 23 320 places pérennes dont une majorité de places d’urgence (53%) contre 21 796 places en octobre 2007. Paris mobilisait 63,5% des capacités régionales. Toutefois, plus de 5 000 places parisiennes sont situées hors de Paris.

Capacités

Mobilisation d’importantes capacités dès le début de l’hiver et des tensions observées, dès décembre, dans certains départements .

En début d’hiver, 1 973 places de renfort hivernal et plus de 3 000 places de renfort exceptionnel (correspondant à la mobilisation potentielle de places type gymnases par exemple) ont été identifiées. L’an dernier, ce sont 1 752 places qui avaient été identifiées en renfort hivernal et 1 365 en renfort exceptionnel.

Certains départements, en tension dés le début de l’hiver, ont dû mobiliser très rapidement leurs places hivernales (75, 93, 92 et 95 essentiellement). La période de froid du 26 décembre au 12 janvier 2009 a donné lieu à une mobilisation de 2 500 places. Après cette période de froid, les capacités ouvertes sont restées importantes au contraire des hivers précédents. Une légère décroissance de places est visible, à partir du 12 mars, soit très tardivement dans l’hiver. A noter que l’hiver dernier, un maximum de 2 136 places avait été mobilisé puis une stabilisation du dispositif hivernal s’était réalisée, dés janvier 2008, pour 1 800 places environ.

Un maintien au plus bas des demandes d’hébergement non satisfaites par manque de places

Cette mobilisation, sans précédent, d’importantes capacités a permis de maintenir, au plus bas, les demandes d’hébergement non satisfaites par manque de places. Au plus fort de l’hiver, alors que les capacités mobilisées étaient les plus importantes, les demandes non satisfaites par manque de place ont oscillé entre 8 et 13. Dés le 05 mars, une hausse des demandes non satisfaites est remarquable, signe d’une saturation du dispositif mais aussi corollaire des fermetures de certaines places hivernales.

* sont comptabilisées pour Paris, les demandes non satisfaites par manque de place « nuit »

Précisions : La courbe rouge correspond au nombre de places mobilisées à la date t. Ces places pouvant être occupées totalement ou en partie. La courbe bleue correspond au nombre de personnes demandant un hébergement ou renouvelant leur demande d’hébergement à la date t. La courbe noire indique, à la date t, compte tenu du total des places et des demandes, le nombre de demandes non satisfaites.

Une sortie d’hiver très progressive

Compte tenu du nombre de places mobilisées de novembre à mars et du taux d’occupation élevé, les DDASS, à l’instar des hivers précédents, mais de manière plus prégnante cette année, ont programmé une sortie du plan hiver lente et progressive. Ainsi, 2 200 places de renfort étaient toujours ouvertes début avril.

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