Mipes Ile-de-France

  Ma mipes en quelques mots Agenda

Logement accompagné • 1er mars 2012

Construire 100 000 logements locatifs sociaux et privés pour les ménages à revenus moyens

18/01/2012

Construire 100 000 logements locatifs sociaux et privés pour les ménages à revenus moyens

La construction annuelle de logement est très insuffisante en Île-de-France et les ménages franciliens les plus modestes ne sont plus les seuls à rencontrer des difficultés à se loger.

Au-delà des ménages franciliens les plus modestes, la diminution du parc locatif touche aussi les ménages à revenus moyens et génère un véritable blocage de la mobilité résidentielle dans le parc social. Ces ménages ont en Île-de-France des difficultés spécifiques peu abordées.
Le Conseil économique, social et environnemental régional d’Île-de-France a rendu le 8 décembre 2011 un rapport décrivant les dispositifs qui pourraient être mis en place pour relancer la production de logements en faveur de ces ménages « trop riches pour accéder aux logements du parc social existant et trop pauvres pour accéder aux logements du parc privé ».

Un parc inadapté aux ménages à revenus moyens

Les ménages les plus pauvres quand ils accèdent à un logement social ont un taux d’effort beaucoup trop important comme l’a souligné, le rapport de la Fondation Abbé Pierre.
Quant aux 453 900 ménages franciliens locataires à revenus moyens1, 292 300 disposant de revenus mensuels moyens de 3 521 €, et éligibles au logement social de type Prêt Locatif Social, ils rencontrent également des difficultés importantes pour se loger. Alors que le parc social permet de loger 2/3 des ménages à revenus modestes (éligibles au parc PLAI ou PLUS), il ne permet de loger que 1/3 des ménages à revenus moyens.

Un parc locatif insuffisant, une production en berne, une attractivité menacée.

La production de logement locatif est nettement insuffisante en Île-de-France et les Etats Généraux du logement de 2008 ont appelé à la reconstitution d’un stock de logements locatifs sociaux et privés.
La production de logements ne permet plus de faire face à l’accroissement démographique et à la hausse du nombre de ménages en Île-de-France.
Le marché est tendu à l’extrême et la fluidité du parc est quasi inexistante particulièrement dans le cœur de l’agglomération. La « chaîne du logement » est bloquée et l’attractivité de l’Île-de-France pourrait en être affectée.
Au-delà d’interventions nécessaires pour réduire le déficit du parc locatif francilien, le CESER propose de doubler l’offre locative destinée aux ménages à revenus moyens.

Produire 100 000 logements en 10 ans dans le locatif social et privé intermédiaire.

Pour réduire le déficit de logements locatifs et atteindre un taux d’offre locative de 50% en faveur des ménages à revenus moyens contre 1/3 aujourd’hui, le CESER appelle à construire 5 000 logements sociaux/an et autant de logements locatifs privés soit 15% de l’objectif de construction de 70 000 logements/an en orientant 1,8 milliard d’€ par an vers la production de logements intermédiaires

Identifier un pilote de la politique régionale du logement

L’éclatement de la compétence « urbanisme et habitat » entre différents niveaux de collectivités locales, sans cohérence, freine la production et ne permet pas d’atteindre l’objectif visé qui représente un doublement de la construction actuelle. Le CESER appelle donc à la mise en place d’une autorité organisatrice du logement en Île-de-France.

►Pour en savoir plus : « Le Logement des ménages à revenus moyens en Île-de-France », Rapport et Avis présentés par Marie-Anne Belin, présidente de la commission Ville, Habitat, Cadre de vie, lors de la séance plénière du CESER d’Île-de-France, le jeudi 8 décembre 2011.

1. Revenu mensuel moyen de 3.873 €, compris entre 2.251 € à 5.776 € ; 9,3 % des ménages d’Île-de-France ; 1 million de Franciliens.

Partager Envoyer Impression