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Les bénéficiaires de la CMU-C déclarent plus de pathologies que le reste de la population

02/04/2012

Les bénéficiaires de la CMU-C déclarent plus de pathologies que le reste de la population

Résultats d’une étude conduite par l’IRDES qui propose une approche de l’état de santé des bénéficiaires de la CMU-C.

Les bénéficiaires de la CMU-C, plus jeunes et plus souvent des femmes, se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population selon les résultats des Enquêtes santé et protection sociale 2006 et 2008.

À âge et sexe équivalents, ils mentionnent plus de pathologies que le reste de la population, jusqu’à deux fois plus pour certaines affections comme la dépression et le diabète.

Les troubles mentaux, symptômes (douleur, toux, vertige, sans autres indications), maladies de l’appareil digestif, de l’oreille et du système nerveux central sont les groupes de pathologies qui concentrent les plus gros écarts de prévalence entre les deux populations.
Ainsi, les bénéficiaires de la CMU-C déclarent plus souvent des troubles mentaux identifiés surtout à travers deux pathologies : l’anxiété (déclarée par 16 % d’entre eux versus 9 % pour le reste de la population) et la dépression (10 % versus 5 %).

L’exposition aux facteurs de risque comme le tabac et l’obésité est également plus élevée au sein de cette population, 1,6 fois supérieure au reste de la population pour le tabac (49% versus 29%) et 1,7 fois pour l’obésité, en lien avec les affections digestives hautes et maladies cardiovasculaires qu’ils déclarent davantage.
En revanche, contrairement aux idées reçues, les bénéficiaires de la CMU-C sont deux fois plus nombreux à déclarer ne jamais consommer d’alcool (44 % versus 22%) même s’ils se déclarent plus souvent à risque d’alcoolisation chronique (10 % versus 8 %) et moins souvent à risque ponctuel (18 % versus 27 %).

Parmi les principaux motifs de la dernière consultation chez un médecin généraliste ou spécialiste, les maux de dos, la dépression, les problèmes respiratoires, digestifs et hépatiques sont plus fréquemment évoqués par les bénéficiaires de la CMU-C, conformément aux pathologies déclarées.
En revanche, alors qu’ils déclarent davantage souffrir de maladies de l’oreille et des dents, ils invoquent moins que les autres ces motifs de recours.

► Pour en savoir plus, consulter la publication de l’IRDES « Les bénéficiaires de la CMU-C déclarent plus de pathologies que le reste de la population », Questions d’économie de la santé, février 2012.

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