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Même si la situation s’est améliorée, l’accès à l’emploi et au logement demeure plus difficile pour la population immigrée

27/01/2012

Même si la situation s’est améliorée, l’accès à l’emploi et au logement demeure plus difficile pour la population immigrée

A Paris, près d’un tiers des immigrés ou enfants d’immigrés déclarent avoir été victimes de discriminations.

L’Île-de-France est la région française qui compte le plus grand nombre d’immigrés : près de 2 millions, soit 40% des immigrés résidant en France.
Les immigrés se définissent comme les personnes nées étrangères à l’étranger, qu’elles soient devenues françaises ou non.
La population immigrée vieillit et se féminise. Elle est surtout regroupée dans le quart Nord-Est du centre d’agglomération, en particulier en Seine-Saint-Denis et à Paris.
C’est dans ce même secteur que sa présence s’est le plus renforcée entre 1999 et 2007. Au cours de cette période le rythme des naturalisations s’est accéléré.
35% des immigrés résidant à Paris en 2007 sont des français par acquisition, les autres étant étrangers.

Les immigrés et enfants d’immigrés représentent ensemble 38% des parisiens de 18 à 50 ans.
L’enquête « trajectoires et origines » (Ined, Insee, 2008) permet d’analyser les discriminations vécues par ces deux générations habitant à Paris : 29% des immigrés ou enfants d’immigrés de cette tranche d’âge déclarent avoir été victimes de traitements inégalitaires.
C’est trois fois plus que dans la population dite « majoritaire » (français qui ne sont ni immigrés, ni enfants d’immigrés, ni natifs des DOM, ni enfants de natifs des DOM).
Les immigrés et descendants d’immigrés désignent leur nationalité ou leurs origines comme première raison des discriminations vécues. La couleur de peau est le second motif de traitement inégalitaire.

Des discriminations ressenties dans l’orientation scolaire ou encore dans la recherche d’un logement

Le sentiment de discrimination intervient dès la période scolaire, notamment dans l’orientation : 12% des immigrés et des enfants d’immigrés estiment avoir été moins bien orientés que les autres élèves, contre 1% de la population majoritaire.
Pour autant les inégalités scolaires persistent mais se réduisent.
En 2007, 39% des jeunes immigrés de 15 à 29 ans résidant à Paris ont quitté le système scolaire sans le baccalauréat, contre 16% pour les non-immigrés. Ils étaient 52% en 1999.
Par ailleurs le racisme est subi aussi en milieu scolaire : près de la moitié des enfants d’immigrés déclarent avoir été victime de propos racistes, le plus souvent à l’école.
L’accès à l’emploi reste aussi plus difficile pour les immigrés mais là encore l’écart s’est réduit par rapport à 1999. A Paris, en 2007, 16% des immigrés sont au chômage (-3 points) contre 9% pour les non immigrés (-1 point). En matière d’emploi, les discriminations ne sont pas ressenties davantage dans la population immigrée que dans la population majoritaire (14%).

La taille moyenne des ménages immigrés est plus importante que celle des non immigrés, ce qui contribue à rendre leurs conditions de logement plus difficiles.
À Paris, 26% des ménages immigrés résident dans un logement suroccupé contre 7% pour les ménages non immigrés. Les immigrés mentionnent plus souvent des discriminations lors de la recherche d’un logement : 12% des immigrés de 18 à 50 ans vivant à Paris déclarent s’être vu refuser un logement à l’achat ou à la location sans raison valable, contre 7% dans la population majoritaire.
Les victimes de traitements inégalitaires engagent cependant peu de recours auprès du Défenseur des droits, des commissariats de police ou des syndicats.

► Pour en savoir plus, consulter l’étude « L’accès à l’emploi et au logement s’améliore pour les immigrés à Paris mais les inégalités et les discriminations persistent » consultables sur les sites Internet de l’Insee et de l’Apur.

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