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Précarité des jeunes en Ile de France

01/03/2012

Précarité des jeunes en Ile de France

Résultats d’une enquête réalisée dans les structures d’accompagnement du réseau FNARS.

Les données synthétiques présentées ici décrivent les difficultés d’insertion sociale et professionnelle des jeunes, en Ile-de-France, au déclenchement de leur accompagnement par les travailleurs sociaux.
Cette étude a été réalisée auprès des 2700 établissements et services (structure d’hébergement, de logement, d’insertion par l’activité économique, d’accueil de jour, centre d’accueil pour demandeurs d’asile) que fédère la FNARS.
37 structures franciliennes ont participé à l’enquête : elles représentent 10% des adhérents de la région Ile-de-France et ont accueilli 1 250 jeunes cette même année.
Ce focus régional est donc une photographie de la réalité des jeunes accueillis en Ile-de-France au sein des seules structures qui ont répondu. (cf article "Jeunes en difficulté : que vivent-ils ? Focus sur l’Ile de France").

Portrait des jeunes accompagnés
Au moins 23% des jeunes accueillis ont arrêté leur scolarité avant 16 ans. Ce chiffre est cohérent avec le faible niveau d’étude déclaré par les jeunes au moment du déclenchement de l’accompagnement : 23% ont arrêté leur scolarité avant la 3ème et 32% ont un niveau CAP ou BEP.

En Ile de France, au moment du déclenchement de l’accompagnement, 38% des jeunes étaient sans ressources, 33% avaient un salaire, 11% une allocation de formation, et 5% percevaient les ASSEDIC. Cette proportion de jeunes sans ressources est plus faible qu’au national où presque 60% des jeunes sont globalement sans ressources. De même que les proportions de jeunes ayant un salaire ou une allocation de formation sont plus importantes qu’au niveau national (respectivement 11% et 5% au niveau national). Cette donnée ne signifie pas pour autant que ces ressources sont suffisantes pour vivre dignement.

Les travailleurs sociaux interrogés indiquent que la question des ressources, tant en Ile de France qu’au niveau national, s’avère être une des problématiques principales pour cette tranche d’âge. Elle est considérée comme l’un des principaux freins à la mise en œuvre du projet d’autonomie.
Pour autant, on observe que la recherche d’un emploi n’arrive qu’en troisième position parmi les principales démarches entreprises avec les jeunes. Ces démarches se concentrent en effet en premier lieu sur l’ouverture des droits CMU et la reconstruction du lien social.

Par ailleurs, il est à noter qu’une autre problématique dominante en Ile de France semble être la rupture familiale : en effet, 25% des jeunes étaient hébergés en famille au moment du déclenchement de l’accompagnement et les violences intra familiales apparaissent comme un des motifs déterminants ayant déclenché l’accompagnement.

Une société doit croire en sa jeunesse
Ces résultats confirment les informations qui remontaient de façon informelle au sein de la FNARS. Plusieurs associations agissant avec et pour les jeunes (mouvements d’éducation populaire, organisations de jeunes, associations d’insertion et d’action sociale, missions locales, etc.), dont la FNARS, ont donc décidé de se réunir au sein de la plateforme « Pour un Big-Bang des politiques jeunesses » afin d’apporter des propositions concrètes sur les politiques de la jeunesse.

► Pour en savoir plus, "Jeunes en difficulté : que vivent-ils ? Focus sur l’Ile de France (cf article "Jeunes en difficulté : que vivent-ils ? Focus sur l’Ile de France").