Mipes Ile-de-France

  Ma mipes en quelques mots
.

Quand l’apprentissage du français mène à l’emploi

04/06/2012

Quand l’apprentissage du français mène à l’emploi

Créée il y a 100 ans, l’association La Clairière aide les personnes migrantes à s’intégrer via l’apprentissage d’un métier et de la langue de Molière.

« Un lieu pour trouver sa place ». Voilà en quelques mots comment se définit La Clairière, association centenaire qui aide les personnes en grandes difficultés sociales à trouver un emploi.

Un siècle plus tard, le contexte a changé, mais les missions restent les mêmes. L’association qui emploie 46 salariés, continue d’apporter son soutien aux personnes déracinées en proie à l’exclusion. « La différence, c’est qu’à présent nous accueillons 26 nationalités différentes", explique son directeur général, Gilles Petit-Gats. "Nous avons donc imaginé des formations professionnelles adaptées incluant l’apprentissage du français. »

Au moins 80% des personnes formées trouvent un emploi.

La formation préparant aux métiers du ménage, d’une durée de sept mois, comporte notamment 140h de cours de langue.
"Dans le cas de certaines personnes, nous sommes proches de l’analphabétisme", note Sandrine Ripaud, chargée de la coordination de la formation. "L’enseignement porte essentiellement sur le vocabulaire propre aux tâches ménagères. Pour les stagiaires dont le niveau de français est plus élevé, il est également prévu l’apprentissage de la grammaire. » Et la méthode porte ses fruits. « 80% des personnes formées ainsi aux métiers du ménage trouvent un emploi », souligne Sandrine Ripaud.

Un taux qui est même de 85% s’agissant de la formation d’auxiliaire parental. « Ce succès tient notamment au fait que nous nous chargeons de trouver les employeurs potentiels et que nous jouons par la suite le rôle de médiateur en cas de problème », détaille Gilles Petit-Gats. « Il s’agit d’un modèle socio-économique original que nous souhaiterions désormais élargir à d’autres secteurs comme l’aide à domicile ou le bricolage. »

En Île-de-France, entre 400.000 et 500.000 migrants de langue étrangère ont des difficultés avec le français.

Parmi ces personnes, dont beaucoup se trouvent en difficulté sociale, 50.000 à 100.000, soit un cinquième, suivent des formations pour apprendre la langue (cours du soir, par exemple). Dans la majorité des cas, ces formations sont dispensées par des bénévoles au sein d’associations.

- Pour en savoir plus, consulter :
> l’article consacré à l’association La Clairière, publié sur le site de la région Ile-de-France,
> le site Projet citoyens pour prendre connaissance d’autres projets de formation d’adultes migrants sur le territoire francilien,
> le programme ci-joint de la Journée d’information et de mutualisation pour les acteurs de la formation linguistique des adultes migrants, organisée par la région IDF le 26 janvier 2012.

Programme colloque 26 janvier • PDF 703.2 ko

Partager Envoyer Impression