Mipes Ile-de-France

  Ma mipes en quelques mots
.

Rapport 2013 de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles - ONZUS

16/01/2014

Rapport 2013 de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles - ONZUS

Bernadette Malgorn, présidente du Conseil d’orientation de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus), a remis, mercredi 18 décembre 2013, son 10ème rapport annuel à François Lamy, ministre délégué à la Ville.
Des territoires particulièrement impactés par la crise

Ce rapport souligne la forte exposition des zones urbaines sensibles (Zus) au contexte socio-économique dégradé, qui se traduit par une augmentation du chômage, de la pauvreté et des inégalités pour les habitants de ces quartiers.
Mais derrière les données statistiques globales, ce 10ème rapport propose, cette année encore, une approche statistique territorialisée qui montre la diversité de ces quartiers et de ces populations.

 Un taux de pauvreté élevé mais de fortes variations d’une Zus à l’autre
- Le taux de pauvreté est près de trois fois plus élevé en Zus et la moitié des moins de 18 ans vit sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 977 euros par mois.
- Mais les situations sont très contrastées : entre les 10 % des Zus les plus modestes et les 10 % des Zus les plus aisées, le revenu fiscal médian varie de moins de 7 407 euros à plus de 14 202 euros.

 Une nette dégradation de l’emploi et une tendance au retrait des femmes de la sphère professionnelle
- Entre 2011 et 2012, le taux de chômage a augmenté dans les Zus ( il est passé de 22,7 % en 2011 à 24, 2% en 2012) et l’écart s’est creusé avec leurs unités urbaines : le taux de chômage des 15-64 ans y est près de deux fois et demi supérieur à celui des unités urbaines.
- Cette dégradation touche d’abord les jeunes et les classes d’âges intermédiaires.
- L’écart s’accentue entre les hommes et les femmes vivant en Zus. La conjoncture économique dégradée se traduit, pour les hommes, par une augmentation du taux de chômage alors que, pour les femmes, c’est le taux d’inactivité qui augmente. Ce constat traduit une tendance au retrait des femmes de la sphère professionnelle. Les jeunes : plus de difficulté dans la scolarité et l’accès à l’emploi L’édition 2013 du rapport met l’accent sur la situation des jeunes des quartiers et leur consacre plusieurs études thématiques : emploi et activité, scolarité, difficultés face à l’écrit et à l’illettrisme, conditions de vie.

 Entrée dans la vie active et accès à l’autonomie : un vécu difficile
- Lorsqu’ils sont en emploi, les jeunes des Zus occupent très majoritairement un poste avec un faible niveau de qualification et sont sous-représentés dans le secteur public par rapport aux 30 ans et plus.
- Lors de leurs recherche d’emploi, les jeunes des Zus disent cumuler plusieurs handicaps : rareté des offres d’emploi (66%), manque d’expérience (58%), manque de relations et de réseaux professionnels (36%) et difficultés liées au lieu de résidence pour un jeune sur dix (soit 9%).
- Les jeunes vivant en Zus quittent leurs parents globalement un peu plus tôt que les jeunes vivant en dehors ; particulièrement les jeunes femmes qui décohabitent plus tôt que les hommes.
- En Zus, 66 % des jeunes femmes de 18 à 25 ans sont célibataires, contre 64 % hors Zus. Lorsqu’elles sont en couple, 30 % d’entre elles sont mariées (contre seulement 12 % hors Zus) et 18% sont mères (contre seulement 8 % hors Zus).

 Un taux d’illettrisme quatre fois plus élevé chez les 18 à 29 ans
- En Zus, le taux d’illettrisme s’élève à 12% chez 18-29 ans, contre 3% en dehors des Zus dans la même classe d’âge.
- Cependant, le phénomène d’illettrisme est plus répandu dans les classes d’âges les plus élevées. Comme pour l’ensemble de la population, l’absence de diplôme du père est un déterminant majeur de l’illettrisme.

 Une réussite scolaire plus faible dans les établissements à forte proportion d’élèves résidant en Zus…
- Même si les moyens ont été maintenus dans les collèges en Zus, les taux de réussite au diplôme national des collèges diminuent quand la proportion d’élèves résidant en Zus augmente dans l’établissement.
- 22 % des élèves de Zus entrant en 6ème ont au moins un an de retard, contre 13% dans les quartiers environnants. _

… mais des collégiens qui ont une opinion favorable de leur établissement
- Neuf collégiens sur dix résidant en Zus disent se sentir bien dans leur collège, même s’ils manifestent plus fréquemment que les autres un sentiment d’insécurité dans le quartier autour de l’établissement

Une mission d’observation et d’évaluation de la politique de la ville L’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus) a pour mission d’améliorer la connaissance des territoires les plus en difficulté communément appelés « banlieues », notamment en fournissant des statistiques sur leur situation sociale et économique (démographie, éducation, emploi, santé, habitat,…) et en évaluant les politiques publiques qui sont conduites sur ces territoires, en termes de moyens et d’impact.

L’Onzus est placé auprès du ministre délégué à la Ville. Il a été créé par la loi du 1er août 2003 d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, qui réaffirme la nécessité de réduire les inégalités entre les territoires et d’améliorer les conditions de vie des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville.
Par décret n°2011-628 du 1er juin 2011, l’Onzus a été renforcé avec la création d’un conseil scientifique (Journal Officiel du 31 août 2011), et le renouvellement des membres de son conseil d’orientation (Journal Officiel du 31 août 2011).

EN SAVOIR + : www.onzus.fr

Contacts presse :
- Corinne Gonthier, responsable de la Communication : 01 49 17 46 06 / corinne.gonthier@ville.gouv.fr ;
- Carole Condat, chargée de communication : 01 49 17 46 17 / carole.condat@ville.gouv.fr
- Valérie Darriau, secrétariat permanent de l’Onzus : 01 49 17 47 33/ civ-observ-zus@ville.gouv.fr

Pour consulter le rapport complet, cliquez ici.

Partager Envoyer Impression