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Rapport annuel de l’ONPV

09/06/2015

Rapport annuel de l’ONPV

Un taux de pauvreté trois fois plus élevé que dans le reste du territoire

Les différents indicateurs concernant la pauvreté mettent en lumière l’écart qui continue de se creuser entre les zones urbaines sensibles (Zus) et le reste du territoire. En 2012, la part des personnes vivant sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 987 € par mois, y est trois fois plus élevée qu’ailleurs. Les jeunes restent les plus vulnérables. Plus d’un tiers des moins de 18 ans bénéficie de la couverture maladie universelle Complémentaire (CMUC) et un jeune sur deux de 18-24 ans vit sous le seuil de pauvreté. Le trio "activité, emploi, chômage" fait percevoir une situation toujours préoccupante malgré des chiffres stables

En 2013, le taux de chômage reste 2,5 fois supérieur en ZUS qu’en dehors, soit 23% contre 9%. Le taux d’activité - qui est la part d’actifs dans la population totale - est lui plus de 10 points inférieur au sein de ces quartiers. Les jeunes, les femmes, les personnes ayant un faible niveau d’études ainsi que les personnes immigrées sont les catégories les plus confrontées à ces difficultés.

L’obtention d’un diplôme de l’enseignement supérieur, bien que favorable à l’accès à l’emploi et atténuant les effets de la crise économique, ne constitue pas un élément suffisamment protecteur, notamment pour les femmes, les jeunes et les personnes immigrées.

Cependant, le rapport note qu’en proposant des dispositifs spécifiques de retour à l’emploi, comme les emplois d’avenir créés en 2012, l’Etat contribue à limiter la progression du chômage, en particulier dans ces quartiers. Plus de 48 000 contrats uniques d’insertion et 12 000 emplois d’avenir ont ainsi été créés dans les zones urbaines sensibles depuis leur entrée en vigueur. Un renoncement aux soins de santé

Malgré un discours de "bonne" santé, porté par plus de la moitié des habitants des quartiers prioritaires, le rapport note que certains indicateurs mettent en avant une réalité autre :
- On observe que plus d’un résident de ZUS sur 10 (12,4 %) n’a pas de couverture maladie complémentaire (contre 6,1% dans le reste de la population), en 2013.
- Le renoncement aux soins est important chez les adultes et ces derniers recourent moins aux médecins spécialistes. Plus d’un habitant sur quatre a renoncé à des soins dentaires pour des raisons financières au cours de l’année écoulée. Les contraintes financières et le déficit de l’offre médicale et paramédicale (délais trop longs pour obtenir un rendez-vous , difficultés d’accès, temps de trajets trop longs…) y sont pointés.
- On constate également que les problèmes de surpoids (+ 6,3 points) et d’obésité (+ 3,1 points) sont plus fréquents chez les habitants des Zus, notamment chez les femmes. Des orientations scolaires qui diffèrent de manière significative

Deux ans après la classe de troisième, les lycéens issus de collèges ZUS s’orientent beaucoup moins (27,1 %) vers les filières générales en 1re que ceux issus de collèges hors ZUS (40,4 %). C’est notamment sur la filière scientifique que se trouvent les plus grands écarts d’orientation (8,2 points). À l’inverse, la filière professionnelle est plus suivie par les lycéens issus d’un collège en Zus que par ceux d’un collège hors Zus. Dans son rapport "Grande pauvreté et réussite scolaire", rendu public mardi 12 mai devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE), Jean-Paul Delahaye (IGEN) préconise : "C’est à l’égalité des droits qu’il faut travailler", devant les écarts de réussite scolaire associés aux origines sociales.

_ Source CNLE

Pour consulter le rapport, cliquez ici

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